Lesbienne en Afrique
L’Afrique du sud fait figure de paradis pour les homosexuels en Afrique : la Constitution interdit toute discrimination. Mais la réalité n’est pas toujours aussi rose… Reportage.Les homosexuels sud-africains ont célébré une grande victoire le 14 novembre quand l’Afrique du sud est devenu le cinquième pays au monde – après la Belgique, les Pays-Bas, le Canada et l’Espagne – à reconnaître le mariage homosexuel. Le vote du Parlement sud-africain à une très large majorité (230 voix pour, 41 contre) est d’autant plus remarquable, que l’homosexualité est réprouvée, et souvent réprimée, dans le reste de l’Afrique.
Musa Ngubane (g.) et Mabongi Ndlovu (d.). Soweto, novembre 2006. © V. Hirsch
Depuis 1998, grace à une série d’arrêts judiciaires, les homosexuels sud-africains ont obtenu les mêmes droits que les hétérosexuels, y compris celui d’adopter des enfants. Ils doivent ces avancées majeures à la Constitution démocratique de 1994, la première au monde à avoir interdit toute discrimination « en fonction de l’orientation sexuelle ». A l’époque, l’ANC avait voulu marquer une rupture totale avec les multiples ségrégations instaurées par le régime d’apartheid, sous lequel les relations sexuelles entre hommes étaient passibles d’une peine de prison. « Sous l’apartheid, on devait se cacher », témoigne Michelle, une Afrikaner de 36 ans. « Les changements ont été stupéfiants. Maintenant, je suis très bien acceptée, même par mon église ». « Dans mon bureau, tout le monde sait que je suis lesbienne et cela ne pose pas de problème », témoigne Nomvula, une Noire qui travaille dans le service de marketing d’une grande chaine de distribution de vêtements. « La direction est très sensible à la lutte contre toutes les formes de préjugés », explique cette belle femme de 36 ans, qui appartient à la nouvelle bourgeoisie noire. « Aujourd’hui, on vit comme tout le monde, ajoute Linette, une étudiante blanche. Il suffit d’observer la dernière gay parade, qui a lieu chaque année à Johanensburg depuis 1991 : la plupart des participants étaient des Sud-Africians ordinaires, habillés normalement ».
Mais dans les townships et les régions rurales, la situation vécue par les homosexuels reste très difficile. « Nous nous heurtons à une grande hostilité », constate Musa Ngubane, 26 ans, de « Behind the mask », l’une des nombreuses associations « gays » du pays. Elle vit depuis trois ans avec sa compagne Mabongi, une jolie vendeuse, dans une chambre à Soweto. Un ours en peluche trône sur leur grand lit, qui occupe presque toute la pièce. Elles n’hésitent pas à se promener dans les rues, main dans la main. « Nous n’avons pas de problèmes avec nos familles et nos voisins, explique Musa. Mais ce quartier fait figure d’exception ». Dans les townships, des lesbiennes sont fréquemment violées – souvent par des amis – qui entendent les « corriger ». En 2005, l’une d’entre elles a même été lapidée à mort par une foule, près du Cap.
« Quand il a su que j’avais une amie, mon grand frère, qui s’occupait de moi depuis le décès de nos parents, m’a chassée de la maison », témoigne Aphinda, une étudiante noire. « Il dit que ce n’est pas africain ». Pendant le débat sur le mariage, les chefs traditionnels ont avancé cet argument : « C’est une pratique occidentale, immorale, décadente et contraire à notre culture », a déclaré la « Maison nationale des chefs traditionnels ». Les Églises – à l’exception des Anglicans et curieusement de l’Église réformée hollandaise, pilier du régime d’apartheid – se sont également vivement opposées à la loi sur le mariage. Cette-ci n’a été adoptée – après des débats véhéments – que parce que l’ANC a imposé la discipline de vote à ses députés.
c'est une vrais malchance. dans tous les cas ça c'est droit des démons et des fou resté chez vous avec ça pas de ça dans mon cameroun
RépondreSupprimerVous etent des fous en liberté, ça na aucun sens pour le commun des mortelles. allez vous faire foudre avec cette déclaration débile soit disant respect des droit de homme j’appelle le droit des enfoiré. qu'es ce qui est à respecter là dans cette relation à la con. malchance
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